Éditions Maurice LOUCHE

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Carnet de route

Jean Ragnotti et Jean‑Luc Thérier

De par leur très remarquable carrière, leur belle personnalité et surtout de par leur côté sympathique, avenant et accessible, j'ai toujours eu un «  faible  » pour trois pilotes… que j'ai eu la chance de bien connaître et… fréquenter : (par ordre alphabétique), Michèle Mouton, Jean Ragnotti, Jean-Luc Thérier, trois champions exceptionnels.

Jean Ragnotti et mon épouse
Jean Ragnotti à Monaco.

L'agréable relation que j'entretins avec Jean Ragnotti se transformant petit à petit en une relation amicale ne me donna pas, hélas, l'occasion (la chance) d'être piloté avec le grand plaisir que je connus avec Michèle Mouton. Mais j'eus une autre immense satisfaction.

Amateur de casques de pilotes, j'ai osé un jour (un peu honteux) lui en demander un. Il me répondit : «  je vais voir  ».
Et le temps passa, passa. Et j'en oubliai ma demande.

Une bonne année plus tard, Jean me téléphona pour me demander si j'étais chez moi le dimanche suivant. J'étais disponible.
Je le vis arriver (accompagné de son épouse) avec, sous le bras, un paquet qu'il me tendit tout souriant.
À ma grande surprise, je découvris… l'objet tant désiré.

Un : il n'avait pas oublié ma requête.
Deux : il m'en offrait un.
Trois : il me le portait à domicile, un dimanche.
Combien de personnes (de pilotes) promettent… sans suite  ?

Le casque dédicacé que m’a offert Jean Ragnotti

Voilà Jean Ragnotti. Outre le grand champion que l'on connaît, c'est un Monsieur, un monsieur généreux, de parole, d'Honneur… et fort sympathique.
C'est si rare de nos jours  !

Quant à Jean-Luc Thérier, je l'ai essentiellement côtoyé pour l'interviewer lorsque je préparai mon livre «  Un Siècle de Grands Pilotes français  ».

C'est donc à cette occasion qu'il m'hébergea trois jours dans sa maison de campagne en Normandie où j'eus le plaisir de faire la connaissance de son épouse et de leur fils Nicolas… qui apprécia bien la balade champêtre dans mon ancienne Morgan.

L'auteur et sa Morgan chez Jean-Luc Thérier et son fils
Avec ma Morgan +4 DHC en compagnie de Jean-Luc Thérier et de son fils Nicolas.

C'était en 1990, après son dramatique accident au Paris-Dakar 1985 avec une Citroën Visa 4x4 officielle, suite auquel il perdit l'usage de son bras et sa main gauche. Il était diminué physiquement, souffrait beaucoup et connaissait de plus les angoisses d'un procès avec Citroën qui éprouvait sérieusement son moral, un procès au comportement scandaleux de son employeur qui ne reconnut jamais sa participation en tant que pilote officiel… alors qu'il pilotait une voiture officielle.

Jean-Luc Thérier et Maurice Louche
Jean-Luc Thérier et moi.
La Morgan devant le portail de la propriété de JL Thérier
La Morgan devant le portail de Jean-Luc avec une originale évocation de « volants » d'Alpine.

En dépit de tous ces graves soucis, j'ai pu apprécier sa gentillesse, sa disponibilité et l'hospitalité de toute la famille.

À suivre  : des belles et étonnantes rencontres (en fait des «  aventures  » humaines),
toutes vécues lors de la préparation (qui dura 6 ans) de mon ouvrage «  Un Siècle de Grands Pilotes français  ».

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