Éditions Maurice LOUCHE

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Carnet de route

Rallye Monte-Carlo Historique 2004

De mes trois participations au Rallye Monte-Carlo historique, seule celle de 2005 (sur Cooper S) s'est passée sans problème, mais aussi... sans bon résultat, but non recherché avec mon ami Pierre Bos, le vrai but étant de prendre du plaisir.

Par contre en 2004 et 2006, l'aventure ne fut pas de tout repos.

Le (mauvais) départ au Rallye Monte-Carlo historique 2004
Le (mauvais) départ au Rallye Monte-Carlo historique 2004.

En 2004, nous partons (toujours avec Pierre Bos le propriétaire de la Cooper S) de Reims. Enfin, nous partons... nous essayons de partir car nous avons beaucoup de mal à accéder en haut du podium, notre monture manquant sérieusement d'énergie. Après plusieurs tentatives devant un public un peu moqueur, nous parvenons enfin à atteindre le sommet du podium où le speaker s'impatientait. Et nous démarrons... sur trois cylindres.

Un bref arrêt dans un grand boulevard avant de sortir de la ville nous permet de changer les quatre bougies. 

Jusqu'à la tombée de la nuit et pendant la traversée du Massif Central, la Cooper fonctionne tant bien que mal, plutôt mal que bien (elle manquait sérieusement de puissance). En pleine nuit, près de Thiers, un grand bruit se manifeste dans le moteur. Nous voilà en panne. La chance nous sourit un peu (tout de même), car nous sommes tout près d'un hôtel sans personnel mais fonctionnant avec une CB.

Le lendemain matin, nous poussons la Cooper dans le parking de l'hôtel et nous nous faisons accompagner à la gare la plus proche par le gérant de l'hôtel.

Un premier train jusqu'à St Etienne, puis un second jusqu'à Avignon où mon épouse vient nous chercher.

À la maison, j'attèle ma remorque au Tiguan et nous voilà partis, via l'autoroute, pour récupérer la Cooper. Nous étions relativement bien et détendus jusqu'au moment où, au niveau de Loriol, une voiture de la gendarmerie nous double et, à notre surprise, ses occupants nous «  invitent  » à nous arrêter à la prochaine aire. On obtempère consciencieusement.

Alors que le plus jeune des gendarmes me demande les papiers, son chef se montre assez discret. Surprise (la deuxième), je ne suis pas en règle avec les papiers de la remorque.

L'autorité exige alors de la laisser sur place. Nous tentons de convaincre le jeune gendarme  : sans succès. Nous insistons en disant que nous avons notre voiture de rallye en panne à Thiers et que nous voudrions la récupérer.

À ce moment-là, le chef devient curieux et nous demande des explications. Une Cooper S en panne, le Rallye de Monte-Carlo historique, voilà deux arguments qui semblent le séduire. Il nous fait alors une proposition (sans PV)  : je vous laisse repartir avec la remorque mais vous rentrez chez vous dans le sud. On accepte, mais Pierre et moi, on a bien sûr la même idée en tête.

Après le départ des gendarmes, on se dirige évidemment vers le sud (on est méfiants et malins) pour constater (on s'en doutait) qu'ils nous attendaient 3/4 km plus loin pour vérifier notre bonne foi. Bonne foi que l'on respecte jusqu'à Montélimar où nous traversons le Rhône pour remonter vers le nord par les routes nationales et départementales.

La Cooper S sur la remorque après la panne.
La Cooper S sur la remorque après la panne.

Une fois la Cooper récupérée, se pose un grand dilemme : descendons-nous par les mêmes pénibles routes ou tentons-nous l'autoroute du sud au grand risque de retomber sur les mêmes gendarmes.

Après beaucoup d'hésitations, on prend le risque : l'autoroute. Jusqu'à Avignon nos sens étaient particulièrement en éveil et nous n'étions vraiment pas tranquilles. Et nous arrivons enfin chez moi, près de Salon-de-Provence, sans mauvaises rencontres. Ouf  !

Nous sommes si heureux et apaisés que nous dételons la remorque et repartons aussitôt à Monaco pour pouvoir profiter du grand luxe de l'hôtel Hermitage et... de la superbe soirée de gala.

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