Mon premier contact avec le sport automobile
Un de mes oncles (Henri Degioanni), garagiste à Aubagne (Bouches-du-Rhône) avait vécu une aventure sportive automobile aussi riche que dramatique.
Grâce à lui, j'ai assisté avec toute ma famille, en 1949, aux épreuves du Grand Prix de Marseille : d’abord à la Coupe des Régionaux (course réservée aux amateurs) remportée par le « tonton » et sa Bugatti 57S devant Landon sur Cisitalia, ensuite au GP gagné par Juan Manuel Fangio sur Gordini.
Ci-dessus, en haut, on me voit assis (à gauche, les jambes dans le vide) alors que passe le futur vainqueur, Juan Manuel Fangio sur Gordini (photo René Pari).
Grâce à cette première place à la Coupe des Régionaux, mon oncle eut l’occasion de participer aux éliminatoires du GP parmi les champions d’alors qu’il admirait. Simple amateur et, au volant d’une voiture d’avant-guerre (donc obsolète), il ne se qualifia pas, évidemment.
Par la suite, lors de diverses visites familiales, j’ai vu dans le garage de mon oncle la transformation de l’obsolète 57S en une voiture de course au goût du jour.
Hélas, en effectuant des essais (sur route départementale fermée exceptionnellement et officiellement pour lui : une autorisation impensable de nos jours), en vue de courir en 1950, il perd le contrôle de sa voiture et c’est l’accident fatal.