Éditions Maurice LOUCHE

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Carnet de route

Mon premier contact avec le sport automobile

Un de mes oncles (Henri Degioanni), garagiste à Aubagne (Bouches-du-Rhône) avait vécu une aventure sportive automobile aussi riche que dramatique.

Bugatti 57S de mon oncle - Coupe des Régionaux 1949
Bugatti 57S de mon oncle (en tête numéro 54) au départ de la Coupe des Régionaux 1949.

Grâce à lui, j'ai assisté avec toute ma famille, en 1949, aux épreuves du Grand Prix de Marseille  : d’abord à la Coupe des Régionaux (course réservée aux amateurs) remportée par le « tonton » et sa Bugatti 57S devant Landon sur Cisitalia, ensuite au GP gagné par Juan Manuel Fangio sur Gordini.

Ci-dessus, en haut, on me voit assis (à gauche, les jambes dans le vide) alors que passe le futur vainqueur, Juan Manuel Fangio sur Gordini (photo René Pari).

H. Degioanni victoire Coupe des Régionaux 1949
Mon oncle Henri Degioanni après sa victoire à la Coupe des Régionaux 1949 sur Bugatti 57S.
Départ des éliminatoires du GP de Marseille 1949
Henri Degioanni (numéro 54) sur la grille de départ lors des éliminatoires du GP de Marseille 1949.

Grâce à cette première place à la Coupe des Régionaux, mon oncle eut l’occasion de participer aux éliminatoires du GP parmi les champions d’alors qu’il admirait. Simple amateur et, au volant d’une voiture d’avant-guerre (donc obsolète), il ne se qualifia pas, évidemment.

Par la suite, lors de diverses visites familiales, j’ai vu dans le garage de mon oncle la transformation de l’obsolète 57S en une voiture de course au goût du jour.

Hélas, en effectuant des essais (sur route départementale fermée exceptionnellement et officiellement pour lui : une autorisation impensable de nos jours), en vue de courir en 1950, il perd le contrôle de sa voiture et c’est l’accident fatal.

Henri Degioanni Bugatti 57S 1950
Bugatti 57S de mon oncle, modifiée « au goût du jour » pour courir en 1950.
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