Éditions Maurice LOUCHE

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Carnet de route

Rallye Monte-Carlo Historique 2006 (seconde partie)

À la sortie de la ville (voir l'article précédent), nous sommes agressés par un très désagréable bruit métallique à l'avant gauche. Nous roulons au pas et nous trouvons, heureux hasard, un garage Midas. À la vue de notre voiture «  coursifiée  », le responsable s'occupe de nous en priorité. Verdict : roulement à billes de la roue avant gauche cassé.
La galère recommençait.

Le responsable, fort sympathique, s'en va aussitôt sur sa moto à la recherche de la pièce défectueuse. Échec. L'abandon se rapproche.
Je téléphone alors, un peu au hasard, à mon ami de Lyon, amateur de voitures anciennes sportives, qui se trouve justement chez son mécanicien. Renseigné par celui-ci, il démarche plusieurs établissements jusqu'à ce qu'il finisse par trouver le fameux roulement... chez un fournisseur pour machines industrielles.
Mon ami revient chez lui, quitte sa moto, prend une voiture et vient à Valence nous porter «  la délivrance  ». Voilà un vrai ami !

Une fois la Cortina Lotus réparée, nous réalisons que le temps imparti pour se rendre au contrôle d'arrivée à Gap est vraiment juste. Nous décidons d'occulter tous les contrôles et toutes les Spéciales (conscients de prendre un maximum de pénalités) pour éviter la mise hors-course (temps imparti entre l'heure de départ du matin et l'heure d'arrivée le soir).

Et on fonce. Non, Pierre fonce. La nuit tombe. Dans la traversée d'un village à haute vitesse (avec un échappement très bruyant) nous passons devant une gendarmerie. Après quelques kilomètres parcourus, Pierre remarque dans le rétroviseur un gyrophare au loin. Nous avons dû «  réveiller  » les gendarmes ! Pierre accélère le rythme mais le gyrophare reste à la même distance.

Un nouveau village se présente. Pierre coupe les feux de la voiture, prend brusquement une rue à droite, parcourt quelques centaines de mètres et s'arrête. Nous attendons un bon quart d'heure. Rien ne se passe. Nous décidons de repartir. Dilemme : doit-on chercher une autre route moins directe et ne pas arriver à temps ou reprendre l'axe principal au risque de trouver les gendarmes qui nous attendent à l'entrée de Gap ?
Nous prenons le risque d'aller directement au contrôle. Pierre recommence à foncer.
À l'entrée de Gap, personne... et nous pointons... cinq minutes avant la mise hors-course. Ouf ! Ouf !

Route de nuit enneigée sur le IXe Monte-Carlo Historique 2006
Maurice Louche au volant de la Cortina Lotus.

Le rallye allait se terminer (presque) normalement. Je dis presque car dans la dernière nuit, celle du Turini, Pierre veut que je prenne à nouveau le volant. Et je n'y tiens pas du tout. Le Turini est souvent très piégeux avec des plaques de verglas disséminées sur de longues parties sèches. Et après tout ce que nous venions de vivre, je veux être classé.

Alors je roule comme un «  pépé  », ce qui énerve Pierre qui m'incite à aller plus vite. C'est ce que je fais (un peu) jusqu'à ma rencontre avec un rocher. Le choc n'est pas brutal, vu ma (faible) vitesse. Ma chance est que je tape avec l'aile avant droite que Pierre a précédemment enfoncée. Alors je culpabilise moins.
Nous terminons enfin le rallye. Nous sommes 265es et pas loin des derniers. Mais l'important c'est d'avoir rejoint l'arrivée.

Soirée de clôture du IXe Monte-Carlo Historique 2006
Maurice Louche, Pierre Bos (au centre) et Jean-Louis Charpentier (à droite).

Monaco et sa somptueuse soirée de gala (voir photos) sont notre récompense. Le Bonheur est d'autant plus grand que la galère fut importante.
Quelle Aventure !

L’auteur à la soirée de clôture du IXe Monte-Carlo Historique 2006
L'auteur en charmante compagnie.
L’auteur Maurice Louche à la soirée de clôture du IXe Monte-Carlo Historique 2006

Pour moi ce sera ma dernière participation. Pierre reviendra à plusieurs reprises avec d'autres voitures.

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